pleureur : Un champignon qui ronge le bois
  • Tout ce qu’il faut savoir sur le mérule pleureur

    MT : pleureur : Un champignon qui ronge le bois

    MD : Mérule pleureur : La mérule ou lèpre des maisons, est un champignon lignivore, qui dévore le bois et qui s’attaque aux charpentes des maisons.

    Le merule pleureur ou cancer des maisons est un champignon qui vient de la famille des serpulaceae. C’est un champignon du bois qui ronge surtout les intérieurs. Champignon domestique, on ne le rencontre pas hors des maisons. Il dégrade surtout le bois résineux.

    Le mérule pleureur : C’est quoi au juste ?

    On en distingue trois formes :

    • La forme végétative ou mycélium, qui a l’apparence d’un feutrage blanc, épais et cotonneux.
    • Les cordons mycéliens ou rhizomorphes : Les cordonnets sont sensés apporter de l’eau au mérule. Leur diamètre va jusqu’à 8 mm.
    • La fructification : Le champignon est visible à l’état frais, avec une forme de crêpe épaisse couleur brun rouille et du blanc sur les bords. On constate aussi des spores volantes.

    Parmi l’environnement favorable du merule, on retrouve :

    • L’humidité du bois de 22% au minimum ;
    • Une température de 5 à 25°C, mais optimum de 19 et 21°C ;
    • Une atmosphère calfeutrée et une obscurité à l’appui.

    Les dangers provoqués par la mérule pleureuse

    La mérule pleureuse peut provoquer la destruction de la cellulose de bois nu. Il va donc finir par s’effriter et par craqueler sur le long terme surtout s’il s’agit de bois peint. Sans traitement, la mérule pourra même s’immiscer dans les joints de maçonnerie, abîmant tous les matériaux et la structure de votre maison.

    Mais un des plus grands dangers avec la mérule, c’est le fait qu’elle va se répandre dans vos murs, et autour des fils électriques. Cela peut provoquer des étincelles.

    Il faut aussi mentionner le fait que le mérule pleureur peut avoir de grandes répercussions sur la santé. Entre otites, problèmes respiratoires, asthme… Les troubles sont multiples. Quand ils sont ingérés, les spores peuvent être particulièrement nocifs et allergènes.

    Parfois, il est complexe de déceler dès le départ la présence de mérule pleureur, surtout si vous disposez d’un isolant comme l’uréthane chez vous. D’ailleurs, ce type d’isolant peut favoriser la multiplication de la mérule pleureuse.

    Les traitements anti mérule à tester

    La suppression de l’excès d’humidité chez soi

    L’origine première d’apparition de mérule est l’excès d’humidité. On fait référence à une condensation élevée due à un défaut de chauffage, d’isolation ou de ventilation.

    Une forte humidité peut être provoquée par une infiltration de l’eau de pluie dans les tuiles cassées, des fuites de canalisations, des défauts d’étanchéité de la menuiserie… Une trop forte humidité peut aussi provenir des infiltrations.

    Pour remédier à ces soucis, il faut faire des travaux d’assainissement, en faisant appel à des professionnels.

    L’assèchement de la maison

    Afin de lutter contre une infestation de merule pleureur, il faut bien évidemment baisser le taux d’humidité de la maison. Des techniques d’assèchement doivent être mises en avant comme :

    • Une bonne ventilation ;
    • Un chauffage performant ;
    • Une déshumidification de la maison ;
    • L’injection de résine.

    La ventilation et l’aération régulière de la maison doivent être effectués.

    La réparation des parties atteintes

    Si le mérule s’est déjà incrusté, il faut remplacer les matériaux de la maison qui en sont infectés. Il faut ainsi intervenir au niveau du sol, des murs, des fondations… Les zones de la maison contenant de la cellulose et du bois doivent être passées au crible ainsi que les revêtements en papier ou en tissus.

    Parfois, il sera nécessaire, dans le cas d’une grande infestation, de démonter les poutres porteuses ou la structure du plancher.

    Malheureusement, les diagnostics de mérules sont assez rares et ne sont pas assez rapides pour sauver la bâtisse. On est donc contraint de détruire le bâtiment et de reconstruire à nouveau car l’état des structures en bois est déjà en stade avancé de putréfaction.